Reconquérir la zone Nord d’Arles

J’ai donné une interview à Arles Info à propos des travaux et projets de la zone nord d’Arles, très durement  frappée par les inondations de 2003. Voici le texte complet de cet entretien.
Le chantier de la rocade nord

Tous les Arlésiens ont constaté les grands chantiers en zone nord… comment résumer ces travaux?

En zone Nord, nous poursuivons avec ténacité un seul objectif: développer l’activité économique et donc l’emploi. Pour y parvenir, il fallait protéger les entreprises déjà installées contre les crues du Rhône. Permettre à celles qui le souhaitent de s’agrandir. Mais aussi aménager l’espace pour accueillir des sociétés nouvelles. Pour certaines entreprises arlésiennes, je pense par exemple au centre Leclerc, c’était une question de survie.

Comment Arles a-t-elle réussi à financer ces travaux?

Rien ne serait possible sans le soutien de nos partenaires publics. Avec la digue Nord et le prolongement de la rocade, le montant cumulé des travaux s’élève à 100 millions d’euros. C’est un investissement énorme que nous partageons avec l’Etat, le Département la Région et la Communauté d’agglomération. Ici, nous investissons ensemble pour l’avenir du Pays d’Arles, avec le monde de l’entreprise et la Chambre de commerce et d’Industrie.

Pourquoi a-t-il fallu aussi longtemps?

Nous connaissons aujourd’hui l’aboutissement de dix années d’efforts. En 2002, la Ville d’Arles a acheté des terrains pour permettre l’extension économique de la zone Nord. Avant de commencer les aménagements, il fallait obtenir les autorisations administratives. C’est un processus long en temps normal mais les inondations de 2003 sont venues compliquer le dossier. Heureusement, l’État a toujours confirmé sa volonté d’aménager cette zone.

Et le site Lustucru?

L’entreprise a fermé ses portes en prenant prétexte des inondations mais a cédé le site à la Ville pour un euro symbolique. Aujourd’hui, je suis très heureux de voir des entreprises s’installer. Par exemple, la société A-Corros qui vient de remporter un appel d’offres pour restaurer les canons du musée des Invalides. C’est d’ailleurs la preuve de l’impact positif des Prides pour l’économie arlésienne.

Peut-on dire que la page des inondations de 2003 est définitivement tournée?

Pas encore… Il reste à construire une digue de protection de la voie ferrée entre Tarascon et Arles. C’est un chantier estimé à 150 millions d’euros, qui a été approuvé par les services de l’Etat dans le cadre du plan Rhône. Les dossiers de réalisation sont en cours.Une fois cet ouvrage réalisé, nous pourrons tourner la page de 2003.

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