Je voterai François Hollande, pour Arles et pour la France.

Dans l'isoloir.Madame, Monsieur, mes chers concitoyens,

Dimanche, nous désignerons notre président de la République pour cinq ans.

Rarement ce choix aura été aussi important pour l’avenir de notre pays, de nos concitoyens. Le 22 avril dernier, les Arlésiens se sont exprimés pour plus de 80 %. Ce qui démontre leur sens civique et leur intérêt pour la vie démocratique de notre pays. Je les en remercie.

Dans un contexte de crise mondialisée, l’emploi, le pouvoir d’achat, les retraites, la justice sociale et fiscale, mais aussi, l’éducation, la police nationale, la justice, la santé publique sont très affaiblis. L’inquiétude est grande pour la majorité des Français et des Arlésiens. Malheureusement, le quinquennat de Nicolas Sarkozy n’a pas permis de rassurer nos concitoyens.

Les électeurs du premier tour ont placé François Hollande en tête dans notre commune, je m’en félicite. Il est un homme d’État. Il affirme l’importance des valeurs républicaines, de solidarité, de fraternité, qui nous permettent de vivre ensemble. Le Front de Gauche a réalisé un bon score, plus de 15 %. Cette candidature a heureusement rassemblé un électorat qui habituellement était dispersé.

Enfin, je remarque, bien sûr, l’importance du vote pour le Front national. C’est un vote de rejet de la démocratie parlementaire moderne et respectueuse des valeurs humanistes, fondatrice de notre pacte républicain. La crise économique, sociale, humaine, explique en partie cette expression politique. Même si à Arles le vote est moins accentué qu’ailleurs, cela ne signifie en rien un renoncement à agir partout, « à la ville comme en campagne », pour convaincre qu’un nationalisme étroit, intolérant et sectaire n’est pas l’avenir du monde. Quel que soit le temps présent !

La crise, le caractère insolent parfois du président de la République sortant, manifestement loin de la représentation de la démocratie chrétienne et libérale de droite, coûte à l’UMP sa représentativité de parti de gouvernement.

Le dimanche 6 mai, nous aurons à choisir l’avenir de notre pays et de notre territoire.

La victoire de la gauche est essentielle pour donner à la France un élan respectueux des valeurs de la Résistance : le courage, la force des convictions et le respect des plus pauvres qui souffrent quotidiennement.

Dimanche 6 mai, j’appelle au rassemblement. J’appelle à construire une espérance, une volonté nouvelle, respectueuse de chacun.

J’appelle à ouvrir une voie qui peut incarner le changement.

Dimanche 6 mai, je voterai pour François Hollande, pour Arles et pour la France.