PPRIa: une occasion manquée

Le tribunal administratif de Marseille a rejeté la demande formée par la commune d’Arles de suspendre le Plan de prévention des risques inondations anticipé (PPRIa) imposé par le Préfet de région.

Avec cette décision que nous regrettons, les services de l’État viennent de manquer une occasion de régler un problème qu’ils ont eux-mêmes créé. C’est la deuxième fois qu’ils agissent contre les intérêts des Arlésiens et des habitants du Pays d’Arles. Toutefois, le juge reconnaît qu’une décision doit intervenir très vite et annonce un jugement sur le fond pour le début de 2013, et j’en suis heureux.

Le préjudice que nous subissons est très important, alors qu’un système global et cohérent de protection contre les crues est en place dans la réalité et dans les mentalités. Il faut maintenant le traduire dans les textes réglementaires. Les communes sont prêtes, le Symadrem aussi. Mais je ne vois rien venir. Le conseiller technique évoqué par le Préfet n’est pas là. Le Directeur départemental des territoires et de la mer est silencieux. Les directeurs régionaux de l’environnement, de l’aménagement et du logement, sans espoir. Or, il faut un changement de doctrine et nous, élus, ne pouvons l’impulser seuls. Nous n’en avons pas le pouvoir.

Les contraintes imposées par le PPRIa aux familles et aux entreprises arlésiennes sont insupportables. Elles compromettent l’avenir économique et social de notre commune. Nous ne pouvons l’accepter. Une nouvelle fois, nous demandons à Monsieur le Préfet de mobiliser, en urgence, l’ensemble des services concernés de l’État afin de dégager dans les meilleurs délais, le chemin d’un nouvel équilibre entre la protection de nos populations et le développement de nos territoires. L’État ne peut compromettre plus longtemps les intérêts vitaux d’Arles et du Pays d’Arles.