La tête dans le « Nuage »

Les Arlésiens peuvent être fiers de cette exposition unique qui fait dialoguer des œuvres exceptionnelles, signées de noms mythiques comme d’artistes moins connus du grand public. « Nuage » est riche de chacune de ces œuvres et riche aussi de l’émotion, de l’atmosphère créée par leur rencontre dans ce lieu si particulier qu’est le musée Réattu.
Qualifiée par le Ministère de la Culture, exposition d’intérêt national, la plus belle réussite de cette exposition est d’être accessible à tous. L’exigence artistique se conjugue ici avec la générosité de la scénographie. Nul besoin d’être un spécialiste de l’art contemporain pour être touché en visitant « Nuage ». C’est tout à l’honneur de la culture comme service public municipal, incarné par Michèle Moutashar qui a conçu et porté cette exposition après l’avoir longtemps rêvée.
Au plus dur de la crise qui frappe l’Europe, la chance d’Arles est sa dimension culturelle, qui devient un moteur de l’économie locale et donc de l’emploi. En cette année 2013 où nous sommes Capitale Européenne de la Culture avec Marseille et la Provence, quelle autre ville de 54000 habitants pourrait proposer un programme :qui réunit la Vénus d’Arles, Auguste Rodin, Andy Warhol et Christian Lacroix?
Merci à tous les acteurs qui travaillent sans relâche à cette réussite. Merci aux visionnaires comme Jean-Maurice Rouquette ou Lucien Clergue qui ont imaginé cette évolution. Si l’on ajoute l’ouverture de la Fondation Van Gogh l’hiver prochain, le projet de Parc des Ateliers de la Fondation Luma avec l’architecte Frank Gehry, c’est le futur d’Arles qui s’écrit dans l’économie culturelle ou plutôt dans l’économie culturelle ou plutôt dans l’économie créative.
Je souhaite à chacune et à chacun d’entre vous de très beaux moments d’émotion en visitant cette exposition « Nuage », rendue possible par un partenariat public-privé exemplaire et par la reconnaissance des plus hautes autorités culturelles du pays!
Budget 2013: des efforts, des résultats et des projets
Le contexte
Nous avons préparé ce budget dans un contexte extraordinairement complexe. Les effets de la crise des finances publiques pèsent sur les finances communales. L’Etat réduit ses dotations. D’autres recettes baissent aussi, par exemple celles liées au marché immobilier. Dans le même temps, des dépenses augmentent fortement: les travaux, les assurances, les services, l’énergie… C’est pourquoi je suis fier de nos efforts, de notre gestion et du travail accompli dans un tel environnement économique, sans doute le plus difficile depuis des décennies.
Les impôts
C’est un engagement tenu! En 2013, la part communale des impôts locaux n’augmente pas, comme chaque année. En dix ans, c’est le préfet qui a décidé de la seule hausse: 1,6% en 2003. Aujourd’hui, Arles est revenue dans la bonne moyenne des villes de même taille (pas de même étendue)! C’est indispensable pour protéger les classes moyennes et pour continuer à attirer à Arles de nouveaux habitants et de nouvelles entreprises. Ce qui se traduit par une augmentation de la richesse fiscale.
Les choix
Cette équipe municipale a décidé de reprendre en régie la restauration collective. Ce qui se traduit par de meilleurs repas et par une économie d’un demi-million d’euros sur le budget 2013! Nous avons aussi repris la gestion du stationnement qui était déléguée au privé depuis des décennies. Nous avons créé la police municipale. La voirie communale est refaite par tranche, année après année. Arles consacre le même budget aux routes communales que la ville de Nantes qui compte 270.000 habitants…
Le développement
Arles bénéficie d’investissements publics et privés comme aucune autre ville moyenne en France: le Parc des Ateliers de la Fondation LUMA, la Fondation Van Gogh à l’ancienne Banque de France rachetée par la Ville, la nouvelle Ecole nationale supérieure de la Photographie décidée par la ministre de la culture Aurélie Filippetti. Notre développement économique à l’échelle de la communauté d’agglomération et du Pays d’Arles est remarquable. Nos efforts communs ne doivent pas se relâcher. Je suis certain de la réussite d’Arles!
Les efforts
La masse salariale de la mairie d’Arles est maîtrisée. Agir autrement nous conduirait à un déficit qui serait sanctionné par le juge des comptes. Mais nous maintenons le service public local grâce aux partenariats avec les grandes collectivités que sont les Conseils général des Bouches-du-Rhône et régional PACA et les grands établissements public, le Symadrem, Parc naturel régional de Camargue et la communauté d’agglomération Arles, Crau, Camargue, Montagnette
Le désendettement
Ces cinq dernières années, notre dette a baissé de 8% alors que dans le même temps la dette des villes de France a augmenté de près de 10%. La dette moyenne par habitant est de 1850 euros. En 2001, elle était de 2114 euros.

Tous mes voeux pour une année capitale

Madame, Monsieur, chers Arlésiens,
Cette année 2013 qui commence sera capitale pour Arles. La crise financière touche notre pays et frappe plus durement encore nos voisins de l’Europe méditerranéenne. Notre ville n’est pas épargnée: je rencontre chaque jour des Arlésiens qui vivent dans la difficulté et dans la peur du lendemain.
C’est pour cette raison qu’à l’heure des vœux pour l’année nouvelle, je m’adresse à vous tous, et surtout aux plus jeunes d’entre vous, pour vous dire ma confiance en l’avenir de notre cité, qui a surmonté bien d’autres épreuves à travers les siècles. Nous avons des raisons d’être optimistes, parce qu’Arles et le Pays d’Arles possèdent de formidables atouts pour réussir. Cette année 2013 où nous sommes, avec Marseille et la Provence, capitale européenne de la Culture sera l’occasion de les mettre en valeur aux yeux du monde.
Ici, nous pouvons construire une nouvelle proposition économique, qui créée des emplois. Dans un futur très proche, nous allons bénéficier de projets uniques en France et même en Europe : le Parc des Ateliers de la Fondation LUMA, dont le permis de construire a été déposé quelques jours avant Noël et qui correspond au grand projet d’intétrêt économique de la Région, voulu par Michel Vauzelle sur cette friche industrielle. La Fondation Van Gogh dont les travaux se poursuivent à l’ancienne Banque de France rachetée par le Ville. La nouvelle Ecole nationale supérieure de la Photographie dont la construction a été décidée par la ministre de la Culture Aurélie Filipetti.
Ces projets vont créer des emplois dans des secteurs aussi différents que le bâtiment, l’hôtellerie ou le numérique. Ils vont aussi attirer des entreprises et des dizaines de milliers de visiteurs supplémentaires. Ce n’est pas un hasard si Arles est l’un des premières communes du pays à obtenir le classement en « station touristique ». Au 21e siècle, les industries du savoir et de la connaissance sont l’un des moteurs de notre économie… mais notre première richesse est humaine : c’est l’énergie et le talent des Arlésiens.
En cette période de fêtes, je pense aussi à nos concitoyens qui connaissent la maladie ou la solitude et je voudrais leur dire la solidarité de la commune.
Au nom du Conseil municipal et à titre personnel, je vous souhaite à tous une belle année 2013 et beaucoup de réussite dans vos projets professionnelles et votre vie familiale.
Hervé Schiavetti,
Maire d’Arles
Vice-Président du Conseil général des Bouches-du-Rhône
PPRIa: une occasion manquée
Le tribunal administratif de Marseille a rejeté la demande formée par la commune d’Arles de suspendre le Plan de prévention des risques inondations anticipé (PPRIa) imposé par le Préfet de région.
Avec cette décision que nous regrettons, les services de l’État viennent de manquer une occasion de régler un problème qu’ils ont eux-mêmes créé. C’est la deuxième fois qu’ils agissent contre les intérêts des Arlésiens et des habitants du Pays d’Arles. Toutefois, le juge reconnaît qu’une décision doit intervenir très vite et annonce un jugement sur le fond pour le début de 2013, et j’en suis heureux.
Le préjudice que nous subissons est très important, alors qu’un système global et cohérent de protection contre les crues est en place dans la réalité et dans les mentalités. Il faut maintenant le traduire dans les textes réglementaires. Les communes sont prêtes, le Symadrem aussi. Mais je ne vois rien venir. Le conseiller technique évoqué par le Préfet n’est pas là. Le Directeur départemental des territoires et de la mer est silencieux. Les directeurs régionaux de l’environnement, de l’aménagement et du logement, sans espoir. Or, il faut un changement de doctrine et nous, élus, ne pouvons l’impulser seuls. Nous n’en avons pas le pouvoir.
Les contraintes imposées par le PPRIa aux familles et aux entreprises arlésiennes sont insupportables. Elles compromettent l’avenir économique et social de notre commune. Nous ne pouvons l’accepter. Une nouvelle fois, nous demandons à Monsieur le Préfet de mobiliser, en urgence, l’ensemble des services concernés de l’État afin de dégager dans les meilleurs délais, le chemin d’un nouvel équilibre entre la protection de nos populations et le développement de nos territoires. L’État ne peut compromettre plus longtemps les intérêts vitaux d’Arles et du Pays d’Arles.
La sagesse du Conseil constitutionnel
Je salue la sagesse du Conseil constitutionnel qui a jugé conforme à la Constitution l’organisation les courses de taureaux dans les villes de tradition. Les juges ont ainsi validé le principe de respect des différences culturelles entre les régions de France, établi par la Constitution de 1958.
La corrida est à la fois un art et une école de courage. Elle est aussi depuis toujours un facteur d’intégration. La féria d’Arles est une fête populaire, fusionnelle et chaleureuse qui rassemble Arlésiens et visiteurs, toutes générations confondues. Ici à Arles, en Camargue, l’élevage de taureaux est une activité économique importante, qui participe au respect de l’environnement.
Je comprends nos concitoyens qui n’aiment pas la corrida, mais je n’aurais pas compris que ces valeurs soient effacées par une interdiction autoritaire. Je rends hommage aux juges qui ont maintenu un droit écrit depuis 55 ans.
