Des mesures prises face à une situation sérieuse
Nous connaissons une situation sérieuse avec la montée du Rhône et les pluies intenses annoncées encore pour ce samedi.
La Ville d’Arles a pris toutes les mesures prévues pour faire face à cet épisode, en liaison permanente avec tous les services publics concernés: sous-préfecture, pompiers et bien sûr le Symadrem.
J’appelle les Arlésiens à rester attentifs aux messages d’information qui sont diffusés et à rester vigilants. Ils peuvent compter sur la mobilisation des agents de la Ville ainsi que de leurs élus.
J’ai réuni ce matin la cellule d’évaluation qui se tiendra deux fois par jour en mairie d’Arles jusqu’à la fin de l’alerte. Nous mettons en place toutes les dispositions prévues par le plan Rhône. Au total 150 personnes sont mobilisées, tous services publics confondus.
Après m’être rendu hier soir dans les villages de Camargue et de Crau, je me suis rendu ce matin sur les quais du Rhône ainsi que sur les digues, sur le canal du Vigueirat et sur le canal des Alpilles. Les mesures décidées sont mises en place avec efficacité sur le terrain et la surveillance des points sensibles est opérationnelle.
En cas de difficultés particulières, j’invite les Arlésiens à appeler le standard de la mairie au 04 90 49 36 36.
Reconquérir la zone Nord d’Arles
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J’ai donné une interview à Arles Info à propos des travaux et projets de la zone nord d’Arles, très durement frappée par les inondations de 2003. Voici le texte complet de cet entretien.
Tous les Arlésiens ont constaté les grands chantiers en zone nord… comment résumer ces travaux?
En zone Nord, nous poursuivons avec ténacité un seul objectif: développer l’activité économique et donc l’emploi. Pour y parvenir, il fallait protéger les entreprises déjà installées contre les crues du Rhône. Permettre à celles qui le souhaitent de s’agrandir. Mais aussi aménager l’espace pour accueillir des sociétés nouvelles. Pour certaines entreprises arlésiennes, je pense par exemple au centre Leclerc, c’était une question de survie.
Comment Arles a-t-elle réussi à financer ces travaux?
Rien ne serait possible sans le soutien de nos partenaires publics. Avec la digue Nord et le prolongement de la rocade, le montant cumulé des travaux s’élève à 100 millions d’euros. C’est un investissement énorme que nous partageons avec l’Etat, le Département la Région et la Communauté d’agglomération. Ici, nous investissons ensemble pour l’avenir du Pays d’Arles, avec le monde de l’entreprise et la Chambre de commerce et d’Industrie.
Pourquoi a-t-il fallu aussi longtemps?
Nous connaissons aujourd’hui l’aboutissement de dix années d’efforts. En 2002, la Ville d’Arles a acheté des terrains pour permettre l’extension économique de la zone Nord. Avant de commencer les aménagements, il fallait obtenir les autorisations administratives. C’est un processus long en temps normal mais les inondations de 2003 sont venues compliquer le dossier. Heureusement, l’État a toujours confirmé sa volonté d’aménager cette zone.
Et le site Lustucru?
L’entreprise a fermé ses portes en prenant prétexte des inondations mais a cédé le site à la Ville pour un euro symbolique. Aujourd’hui, je suis très heureux de voir des entreprises s’installer. Par exemple, la société A-Corros qui vient de remporter un appel d’offres pour restaurer les canons du musée des Invalides. C’est d’ailleurs la preuve de l’impact positif des Prides pour l’économie arlésienne.
Peut-on dire que la page des inondations de 2003 est définitivement tournée?
Pas encore… Il reste à construire une digue de protection de la voie ferrée entre Tarascon et Arles. C’est un chantier estimé à 150 millions d’euros, qui a été approuvé par les services de l’Etat dans le cadre du plan Rhône. Les dossiers de réalisation sont en cours.Une fois cet ouvrage réalisé, nous pourrons tourner la page de 2003.
Pour retrouver le numéro d’Arles Info du mois d’octobre, cliquez ici.
Bilan positif pour l’été 2011
Les chiffres de l’été 2011 montrent une augmentation nette du nombre de visiteurs par rapport à l’an dernier. C’est un résultat positif dans un contexte difficile, marqué par la crise, et qui place Arles en très bonne position parmi les destinations comparables.
Ce résultat est basé sur plusieurs indicateurs qui vont tous dans le même sens, présentés ce mercredi lors d’une conférence de presse en mairie :
Une affluence en hausse de +15% pour les Rencontres de la photographie avec un record historique de fréquentation de 84 000 personnes.
Une hausse de 20% du nombre de visiteurs qui sont venus se renseigner dans les bureaux de l’Office du tourisme en juillet et août.
Une augmentation de 8% d’entrées dans nos six monuments (soit 10 000 visiteurs de plus que l’an dernier).
Des festivals comme les Suds ou Arelate ont aussi connu une augmentation de leur fréquentation.
Il faut aussi noter que les professionnels sont très majoritairement satisfaits de l’été. Ainsi plus de 80% des hôteliers arlésiens considèrent juillet et août comme « bons » ou « très bons ».
Seul bémol, une baisse de la fréquentation des sites touristiques camarguais qui s’explique en partie par une météo défavorable.
Sur le fond, l’offre d’Arles qui est un mélange de patrimoine, de culture, de nature mais d’art de vivre, de traditions ou de gastronomie répond aux attentes d’un public toujours plus nombreux.
Ce positionnement doit être renforcé et poursuivi avec notamment un objectif: allonger la durée de la pleine saison.
La perspective de 2013, année de la capitale européenne de la Culture pour Marseille, Arles et la Provence, est un atout qu’il faudra mettre en valeur dès l’été 2012.
A terme, l’agrandissement du Musée Départemental Arles Antique, la réouverture du Museon Arlaten, la consturction de nouveaux sites comme le Parc des Ateliers, la Fondation Van Gogh donneront à Arles un dimension nouvelle, et donc de véritables perspectives de développement pour l’économie locale et pour l’emploi.
A nous tous, avec les acteurs culturels, avec nos partenaires publics et privés, de nous y préparer pour réussir cette évolution sur la lancée des bons chiffres de l’été 2011.
Sénat: un formidable espoir et une responsabilité pour la gauche
Lors d’un vote historique, la gauche républicaine a remporté dimanche la majorité au Sénat.
Par cette victoire, la France des élus de terrain, la France des communes et des pays a rejeté la réforme des collectivités territoriales, la réforme des finances locales et la remise en cause de la décentralisation.
Les maires, conseillers municipaux, adjoints, conseillers généraux et régionaux, parlementaires sont les grands électeurs qui participent au scrutin. Ils sont aussi les élus les plus proches de nos concitoyens dans leurs difficultés quotidiennes.
Au-delà des sensibilités politiques des uns et des autres, le message est clair : le gouvernement doit renoncer à démanteler les collectivités locales qui portent des politiques indispensables pour la solidarité de la Nation. Leur rôle est indispensable au pacte républicain de notre pays.
A quelques mois de l’élection présidentielle, ce résultat est un symbole du changement attendu par les Français. La responsabilité de la gauche est d’autant plus grande qu’elle incarne un formidable espoir dans le pays.
Mas-Thibert: un hommage digne
Dimanche, à Mas-Thibert, la cérémonie en hommage aux Harkis s’est déroulée dans une remarquable dignité. Je partage entièrement la position de la famille du Bachaga Boualam qui a refusé la polémique souhaitée par Jean-Marie Le Pen.
Pour nous qui participons depuis des années à cette cérémonie, l’hommage aux Harkis fait partie du devoir de mémoire. L’une des pages les plus douloureuses de notre Histoire exige le respect. A l’opposé de toute provocation visant à attiser la haine.







