Budget 2017: Équilibres, solidarités et ambitions

C’est un budget 2017, fait d’équilibres fiscaux, d’ambitions et d’importants travaux, que les élus ont majoritairement approuvé les conseillers municipaux d’Arles, ce mercredi 8 février.

Sans augmentation de la part communale des impôts locaux, le budget 2017 assure le même niveau d’investissements (14 millions), la stabilité des aides au tissu associatif local (pour trois millions) et la poursuite du désendettement de la Ville de l’ordre de 300 000 euros.

Ce budget s’inscrit dans un contexte local marqué par des grands projets et des grands chantiers représentant un investissement global de 200 millions : la Tour de Frank Gehry, la future école nationale supérieure de la photo, le Museon Arlaten ou encore la plate-forme de services publics qui ouvrira dans les  locaux du Crédit Agricole.

Une gestion rigoureuse permet à la fois de maîtriser les dépenses  et d’augmenter les recettes du domaine productif. La participation en hausse de l’ACCM, présidée par Claude Vulpian, et la baisse de moitié des efforts budgétaires demandés par l’État aux communes ont permis un exercice budgétaire à la fois réaliste et tourné vers l’avenir.
Après deux années pendant lesquelles les collectivités locales se sont associées au gouvernement de la France pour participer au redressement des comptes publics de l’Etat français, les taux de la taxe d’habitation, du foncier bâti et du foncier non bâti n’augmentent pas.
14 millions d’investissements, les crédits aux associations (qui représentent 300 emplois) un soutien à l’activité culturelle et patrimoniale, gage d’attractivité et de développement économique, le maintien de la dette en capital,  la poursuite de la solidarité, l’attention permanente portée aux secteurs de l’enfance, de la jeunesse et des sports sont remarquables en 2017.
2017 a déjà enregistré une évolution majeure : le transfert à l’intercommunalité au premier janvier de la collecte du traitement des déchets ménagers et assimilés rendu obligatoire par la de décentralisation.  L’accueil par l’ACCM de 86 agents communaux  s’est fait dans le respect des statuts et de la garantie des avantages précédemment acquis. C’est le même service public qui est mis en place.

Le dynamisme du domaine productif de revenus  autorise à nouveau des perspectives de recettes supplémentaires liées à la fréquentation touristique et culturelle de la Ville d’Arles, aux produits des monuments, des musées, à l’évolution de la taxe de séjour, aux droits de place, à l’occupation du domaine public et à la montée en puissance, sur une année entière, du plan de stationnement. Le domaine productif de revenus de la commune, si l’on englobe les refacturations budgétaires des équipements publics annexes (Parking des Lices, la restauration scolaire, les Pompes funèbres, dont il faut saluer à la fois la qualité des services rendues et les efforts de gestion) représente 17,4 M€ de recettes.
Il est implicitement lié au regain de dynamisme de l’économie arlésienne. Le nombre de demandeurs d’emplois arlésiens a baissé sans discontinuer pendant les 12 mois de 2016, même en décembre. Il a baissé au total de 3,94 % alors que la moyenne nationale a été de 3 % .
La solidarité territoriale s’accroît encore. Elle avait déjà été renforcée en 2016 par la communauté d’agglomération qui avait porté sa contribution à hauteur de 0,7 M€.  Sur l’exercice 2017, l’ACCM que préside Claude Vulpian augmente sa contribution de 0,5 M€ pour la porter à 1,2 M€.
L’État réduit de moitié la contribution demandée aux collectivités En juin 2016, en clôture du congrès de l’Association des maires de France, François Hollande avait annoncé sa décision « de diminuer de moitié l’effort demandé aux communes et aux intercommunalités en 2017 ».
Pour la Ville d’Arles, la contribution 2017 escomptée à hauteur de 2,5 M€ est ramenée à 1,8 M€.

L’intervention accrue de l’État dans l’investissement public local et un volume d’équipements équivalent à 2016
Les dossiers déposés par la Ville d’Arles dans le cadre des dispositifs “Soutien à l’Investissement Public Local” et “Territoire à Energie Positive Croissance Verte”  ont reçu un avis favorable de l’État . Ces aides nouvelles permettent d’engager immédiatement le début de la rénovation de la piscine Berthier, la rénovation thermique des écoles de Barriol, le complexe sportif Van Gogh, la mise en place d’un plan éclairage intelligent. Ces 14 millions d’investissement permettent également la création de tribunes à la plaine des sports Louis-Brun, la nécessaire réfection de la piscine d’été Cabassud, le Plan de mise en sûreté de 20 écoles arlésiennes ou encore la poursuite du plan goudron à hauteur de 1,245 M€.

Par ailleurs, le Contrat de ruralité, piloté par les services de l’Etat, porté par le Syndicat mixte du Pays d’Arles, réalise la mise en œuvre sur les villages de Mas-Thibert et Salin-de-Giraud du projet de territoire et d’un plan de revitalisation.
C’est donc un budget à la fois Solidaire, Équilibré et Ambitieux qui vient d’être voté. J’invite tous les Arlésiens à sa présentation publique, le jeudi 16 février à 18 heures, au théâtre de la Ville d’Arles.